Möbius – Film d’amour sur fond d’espionnage

Möbius, c’est le nom de code du film à ne pas rater cette semaine.
Un ruban de Möbius n’a qu’une seule face, on croit se trouver d’un côté et sans s’en apercevoir on bascule de l’autre. On croit œuvrer pour un camp mais on sert les intérêts de l’autre, et nous, on s’installe devant un film d’espionnage qui se transforme en film d’amour

Le pitch : « Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible qui va inexorablement précipiter leur chute. »

Mobius Eric RochantMobius Eric RochantMobius Eric Rochant

5 bonnes raisons de se rendre dans les salles obscures pour le voir :

  •  le gratin des acteurs français et US

Des acteurs « A list » ça s’appelle. Jean Dujardin tout récemment oscarisé, Cécile de France, Tim Roth, Emilie Dequenne…
J’ai beaucoup aimé le jeu de Jean Dujardin, qu’on avait jamais vu ainsi : sexy, classe, au sang-froid à toute épreuve. Cécile de France est parfaite en financière fonceuse à double-jeu. Dans la relation qu’ils construisent, on découvre des personnages sensibles, à qui il manque quelque-chose et qui semblent trouver une part d’eux-même dans l’autre. Enfin, Tim Roth est très convaincant en oligarque Russe. Un bon choix de la part du réalisateur qui l’a choisi pour une certaine ressemblance à Roman Abramovitch.

  •  une ode à la sensualité

Le film dégage une ambiance particulièrement sexy : Cécile de France incarne la féminité presque indomptable, les lieux évoquent un monde glamour, la fluidité, l’intensité et la chaleur de l’image créent une atmosphère intime, les longues scènes d’amour montrent un plaisir palpable, et la musique sait faire mouche au bon moment, tout colle et le spectateur se laisse emporter.

  • de l’action bien rythmée

 Le scénario est complexe et progresse à bonne vitesse, tout en laissant parfois le temps aux scènes de prendre du corps et de l’intensité. La dynamique des événements est parfaite. Pas de perte de temps, donc, et le spectateur ne s’ennuie pas. Bonne surprise pour le public féminin, l’action et la violence ne sont pas présents à outrance. 😉

  •  de la surprise jusqu’au bout

Les différents éléments scénaristiques se dévoilent progressivement, pour laisser entrevoir le piège dans lequel s’enferment les personnages. De Monaco à la Russie, en passant par la Belgique et les USA, chaque protagoniste place ses pions pour défendre ses intérêts. Une fois la toile de ce réseau complexe établie, on reste capturé jusqu’au dénouement.

  •  une histoire d’amour compliquée

Cette relation n’a rien de classique : les enjeux en sont très particuliers, sur fond de mafia russe, blanchiment d’argent et infiltration… J’ai beaucoup aimé que les personnages baissent les armes dans les scènes intimes pour dévoiler des êtres sensibles, marqués par la solitude. Si Grégory (Jean) garde une émouvante retenue car il se sait piégé dés le début, Alice (Cécile) atteint le stade de la niaiserie, ce qui tranche fortement avec son caractère au travail.

  •  inspiration Hitchcock

Impossible de l’éviter, c’est l’année Hitchcock, ce qui n’est pas pour me déplaire. Ici le film est en quelque sorte une adaptation des Enchainés, soit une histoire d’amour complexe entre espions infiltrés… ça vous rappelle quelque-chose ?
Comme un clin d’œil, Eric Rochant a tout de suite vu en Jean Dujardin un je-ne-sais-quoi de Cary Grant (qui incarne l’espion des Enchaînés), et leur collaboration est rapidement apparue comme une évidence pour tous les deux.
Finalement, Möbius mêle plusieurs projets que le réalisateur avait en tête : cette réécriture des Enchaînés que sa femme le poussait à faire, un film d’espionnage que lui demandaient ses producteurs, et dans un contexte financier qu’il avait lui-même envie d’évoquer (suite à un documentaire réalisé auparavant : Trader).

Mobius Eric RochantMobius Eric Rochant

Petits secrets de tournage :
Si Jean Dujardin s’est beaucoup investi dans ce projet, en lisant plus de 500 fois le scénario, il a été à l’origine d’un retard de 6 mois dans le tournage en raison de sa nomination aux Oscars.
Pour les scènes charnelles, Cécile de France a eu besoin de recevoir beaucoup d’indications de la part du réalisateur, afin de jouer le plaisir d’Alice en mettant de côté la pudeur.
Tim Roth a plutôt l’habitude de jouer face à des réalisateurs américains qui ne sont pas les auteurs des films, et qui laissent beaucoup plus de place aux choix des acteurs. Ici il était confrontés aux volontés précises d’Eric (auteur et réalisateur du film) qui ne l’a pas toujours laissé modifier ou retirer du texte…
Eric Rochant a ressenti le besoin de tenir au jour le jour, pendant la réalisation du film, une sorte de carnet de bord sous forme de tweets et de blog, où il pouvait par exemple passer ses nerfs sur l’équipe…
Enfin, il a parfois été compliqué de tourner à Monaco, d’autant plus que le film évoque le blanchiment d’argent… L’interdiction de tourner dans une des rues de la principauté a bien faillit tourner au drame. Heureusement tout a vite été résolu, pour nous livrer ces 1h43 de thriller amoureux à ne pas manquer.

Mobius Eric Rochant TournageJ’espère vous avoir donné envie de découvrir le film, ça sort demain en salles. Vous m’en direz des nouvelles !

Vous pouvez également lire la critique de Jade par ici.

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2 Responses to Möbius – Film d’amour sur fond d’espionnage

  1. Gloria - My Pretty Paris 4 mars 2013 at 12 h 23 min #

    Ca a l’air sympa comme film… A voir!
    Bisous

    • Easy Maybe 13 mars 2013 at 20 h 38 min #

      Yep c’est chouette et sympa à voir en couple car ça peut plaire aux deux !
      Et puis Jean Dujardin m’a vraiment convaincue (ce qui n’est pas toujours le cas).
      Bises !

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