Les matchs de la rentrée littéraire 2013

Cette année encore, j’ai souhaité participer au matchs de la rentrée littéraire de PriceMinister. J’avais un peu peur de me retrouver avec deux énormes pavés comme en 2012, mais par chance ça n’a pas été le cas. J’ai choisi, comme je vous le disais, Arrête, arrête de Serge Bramly et La lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson.

C’est drôle, sans le faire exprès, je me suis retrouvée avec deux œuvres qui ont quelques points communs : auteurs masculins, personnages masculins confrontés à leur disparition à venir, citations poétique, amour, sexe, lettre d’adieu.

MRL13

Arrête, arrête de Serge Bramly (NiL)

16/20

Ce tout petit roman de 118 pages s’est laissé lire très rapidement. La durée narrative est également brève, s’étalant seulement sur quelques jours, durant lesquels le lecteur accompagne la fuite d’un détenu, Vincent, à travers son regard et celui de son frère.
Les chapitres sont très courts, nommés par un mot unique. J’aime cette sobriété, un évadé n’a pas le temps de se laisser aller à des fioritures, il se doit d’être succinct.
Vincent, un peu perdu maintenant qu’il est livré à lui-même dans ce Paris qu’il a connu mais ne reconnaît pas, cherche à donner un sens à ces quelques heures de liberté retrouvée, tandis que son frère s’interroge sur les raisons qui ont motivé cet acte.
L’ambiance est intime, personnelle. Le style est brut, va à l’essentiel. Le récit capte le lecteur pour ce qu’il est, mais pas tant pour l’intrigue, bien que celle-ci soit tout à fait intéressante. On peut s’attendre au dénouement, mais cela n’a pas d’importance, car « l’essentiel n’est pas là ».
Ce roman est une ode à la vie, une ode à l’instant où l’on se sent profondément vivant, où l’on abandonne ses doutes, ses angoisses, le passé et le futur, pour se livrer uniquement au présent, à la rencontre, à l’autre…

Arrête, arrête Serge Bramly

La lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson (Zulma)

20/20

J’ai choisi cet ouvrage pour la ressemblance que j’y voyais avec Le goût des pépins de pomme de Katharina Hagena, qui m’avait énormément plu. Je souhaitais redécouvrir un récit familial, attaché à ses racines, à son histoire. Vraiment, vraiment, j’ai eue un coup de cœur absolu pour ce roman.
J’ai voyagé en Islande, dans des paysages superbes, dans une nature brute qui ne pardonne rien à ses hôtes. J’ai vibré d’amour, de passion et de désir auprès de Bjarni. J’ai souffert comme lui du dilemme insolvable qui l’a détruit, partagé entre ses contradictions, l’amour pour sa terre, ses origines, la loyauté envers ses ancêtres, mais aussi son amour pour la poésie, et une femme…
Le roman se compose en fait d’une lettre unique, un monologue, qu’un vieillard écrit à la femme qu’il a aimé toute sa vie sans pouvoir s’en défaire. Une lettre longue de 130 pages, que j’ai littéralement dévorée, passionnée par l’histoire, enveloppée par les sentiments qu’elle exprime, fascinée par l’amour qui est porté dans chaque mot. Ce récit est fort en émotion, fort en rebondissements.
Parfois, la lecture permet d’évacuer ses propres sentiments, et c’est bien ce qu’il m’est arrivé avec ce livre. Ce récit nostalgique, empreint de regrets, de souvenirs, de secrets, a été un véritable exutoire.
Je mesure vraiment ce 20/20, cette lecture a été divine, en parfait accord avec mes sentiments du moment, et clairement, je n’ai plus été la même après.

La lettre à Helga

Maintenant, c’est à vous de me conseiller une lecture, j’attends vos suggestions !

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3 Responses to Les matchs de la rentrée littéraire 2013

  1. Gloria 27 novembre 2013 at 11 h 38 min #

    Cet ouvrage a l’air super!
    Bisous

  2. Alice 1 décembre 2013 at 22 h 11 min #

    Tu parles avec ton coeur, ce qui ne peut que me motiver à lire ce deuxième livre :)

  3. Polina 6 décembre 2013 at 9 h 20 min #

    « Exutoire », voilà un terme qui me donne envie 😉 !

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