T.S. Spivet, voyage au coeur de l’enfance

Je suis bien incapable de retenir le nom exact du dernier film de Jean-Pierre Jeunet (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?), mais il est certain que j’ai souvent repensé à L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet après l’avoir vu.

Il s’agit de l’adaptation du premier roman de l’américain Reif Larsen, qui porte le même nom.
« Il raconte l’histoire d’un jeune prodige de douze ans, T. S. Spivet, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, le musée Smithsonian l’appelle : il a obtenu le très prestigieux prix Baird et il est invité à venir faire un discours. Il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington. T. S. entreprend alors un voyage initiatique qui lui permettra peut-être de comprendre enfin comment marche le monde… » (Wikipédia)

L’édition papier comporte dans la marge des dessins et cartes issus de l’inventivité du jeune Spivet, ce qui donne un format très particulier au livre. Jeunet a su parfaitement les exploiter et les mettre en valeur grâce à la 3D. C’est d’ailleurs la première fois que Jeunet tourne en 3D. Le film a été réalisé au Canada, et quel plaisir de découvrir ces grands espaces !

« Méfie toi de la médiocrité, c’est la moisissure de l’esprit, il faut toujours l’éviter, sinon elle s’insinue partout… »

T.S. SpivetT.S. SpivetLe film se construit en 3 parties : The West, The crossing, The East.
Le jeune Spivet aime sa famille, mais n’arrive pas à les comprendre. Ce qu’il comprend, en revanche, c’est le fonctionnement des choses. De son jeune âge, il est déjà un scientifique respectable, promis à un brillant avenir.
Lorsqu’il apprend qu’il va recevoir le prix Baird, il fait preuve d’un grand courage et décide d’entamer un long et solitaire voyage, qui se révélera évidemment plein de surprises, de poésie et de rencontres…
Arrivé à Washington, il doit faire ses preuves devant un parterre de personnes hypocrites, et surtout surmonter ses peurs, les fantômes qui le poursuivent.

La 3D donne de la dimension à des scènes descriptives, lors du voyage par exemple, et comme je le disais, met parfaitement en valeur l’inventivité et l’imagination du jeune personnage.

Tourner en 3D
T.S. Spivet

Attention, spoil !
J’ai trouvé que le sujet tabou de ce film, le deuil, se révèle tardivement, d’une manière un peu bizarre, comme au plus mauvais moment. Il est parfois plus facile de se livrer à de parfaits étrangers plutôt qu’à ses proches. Toujours est-il que le sujet est traité rapidement, est comme écarté d’un geste, sans être vraiment résolu, et semble rester en suspend. Dommage, comme si le film passait à côté de lui-même. Ceci-dit, comme je n’ai pas lu le livre, peut-être est-ce une fidélité au scénario original.

T.S. Spivet

En dehors du film lui-même,j’ai pris un grand plaisir à regarder les vidéos des coulisses de la réalisation, depuis la naissance du projet à son aboutissement, et j’ai été particulièrement émue par les portraits des acteurs de cette famille loufoque. Et pour en savoir encore plus sur le film.

Le parfait T.S.

La famille Spivet

Est-ce que ce films vous tente ? Il est sorti la semaine dernière, et il est toujours en salle. 😉
Bon à savoir : il est parfait pour y emmener les enfants, à partir de 7 ans !

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2 Responses to T.S. Spivet, voyage au coeur de l’enfance

  1. Missmorphée 25 octobre 2013 at 14 h 47 min #

    Très franchement je ne sais pas s’il me tente… J’aime beaucoup la bande annonce, mais je dois dire que les nombreuses critiques négatives m’ont refroidie… Du coup je suis un peu sur la retenue, d’autant que le cinéma est devenu un luxe…

    • Easy Maybe 25 octobre 2013 at 19 h 18 min #

      Hm… Je pense pas que ce soit le film de l’année, tu peux te passer de le voir.
      Il n’y a pas de tarif jeune près de chez toi ? :/
      A Rouen le ciné est à 4€, c’est vraiment cool. :)
      Bisous, merci d’être passée par là.

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