La question du stagiaire

Tout d’abord, je tiens à m’excuser de mon absence. Je lance un blog, et je suis déjà obligée de le mettre de côté, bien que ce nouveau projet me tienne beaucoup à cœur. J’ai d’ailleurs l’intention de lui apporter rapidement quelques améliorations qui, je l’espère, vous plairont. 😉

J’écris aujourd’hui depuis Dax, où je suis très occupée. Non pas par la Feria qui y tenait place ces derniers jours, mais pour un stage dans le monde équestre. Je suis dans une écurie de Complet dans l’objectif de perfectionner mon équitation, en l’échange d’un coup de main à Philippe, le cavalier qui possède l’écurie. Ma tâche consiste principalement à préparer ses chevaux et les soigner après le travail.

 Il faut savoir que depuis presque deux ans, je suis régulièrement stagiaire dans une écurie, sur le même principe. C’est un peu devenu ma seconde maison, j’y ai mes habitudes et je connais son fonctionnement par cœur. Ce qui est vraiment idéal, c’est que le cavalier prend un plaisir visible à enseigner, et il est rare qu’une journée là-bas ne m’apporte rien. Je soigne les chevaux et en monte un à trois en moyenne, selon les besoins. J’y bénéficie souvent de leçons. C’est sur conseil de ce cavalier que je suis partie à Dax, chez un ami à lui, dans l’objectif d’y rester 3 semaines pour progresser à cheval.

Seulement voilà, ici, l’écurie est beaucoup plus grande. Les chevaux sont nombreux, trop nombreux pour qu’on ai suffisamment de temps à consacrer à chacun. Et surtout, le cavalier est très occupé, et beaucoup absent. Je travaille énormément, environ 10h par jour, pour ne monter qu’un seul cheval, et souvent toute seule. Le bénéfice est faible en comparaison de mon investissement.

Ce n’est pas la première fois que je constate qu’on confond trop souvent stagiaire et « main-d’œuvre gratuite ». Personnellement je n’ai pas pour habitude de travailler « gratos », il faut que j’en retire quelque chose : de l’argent, du plaisir, des connaissances, de l’expérience … Ce n’est pas un problème pour moi de beaucoup travailler, mais que l’on considère que du fait que je sois « stagiaire » on peut se permettre de me faire faire tout et n’importe quoi sans rien me donner en échange, ça m’insupporte.

Bien sûr, j’ai abordé le sujet avec Philippe. Il a semblé comprendre, bien que j’ai un peu tiqué lorsqu’il a évoqué les fêtes de Dax comme une raison suffisante pour ne pas avoir de temps à accorder à ma formation. Il m’a promis d’être plus disponible d’ici quelques jours, mais encore une fois je suis désappointée. Mes dates de venue étaient flexibles, pourquoi ne pas avoir choisi un moment plus favorable ? C’est comme si mon temps ne comptais pas, comme si le fait d’être stagiaire signifiait être toujours à sa disposition.

Le cliché du stagiaire cantonné aux photocopies et à la machine à café me hante. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’un mythe. Est-ce un schéma dont on ne peut se défaire ? Un passage obligé avant de se voir confier des tâches plus intéressantes ? Peut-être qu’après avoir trouvé l’écurie « idéale », j’attends trop des autres stages. J’ai du mal à gérer la situation. Avez-vous déjà vécu des expériences similaires ? J’attends vos conseils, et n’hésitez pas à partager votre avis.

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